Vie de famille

Des parents créent un groupe Facebook pour échanger des trucs sur la meilleure façon de mépriser les autres parents

1 septembre 2015
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«La seule règle, c’est qu’il faut être respectueux dans nos vacheries.» − Crédit image : Maria Elena

Afin de briser la routine et la monotonie du quotidien, un centaine de jeunes parents québécois ont lancé sur Facebook un groupe de discussion afin de partager les meilleures façons de porter des jugements bourrés de mépris envers les parents qui n’adhèrent pas à leurs valeurs.

«En tant que nouveau papa, je suis assailli de questions, explique l’un des fondateurs. Ça fait du bien de savoir que je ne suis pas le seul à chercher des façons créatives d’injurier et d’humilier publiquement ceux et celles qui ont d’autres opinions que moi sur la bonne façon d’élever un enfant.»

Le groupe, déjà immensément populaire, est réservé aux parents parfaits qui ne commettent jamais aucun écart de conduite et qui savent parfaitement comment les enfants des autres devraient être élevés.

«On passe nos journées à s’occuper de nos poupons, alors quand le soir arrive, ça fait du bien de se rassembler entre adultes pour bitcher sur l’imbécile qui ne donnait pas assez d’eau à son bébé au parc Laurier hier après-midi, raconte une maman. Ça brise la solitude.»

Tous les sujets sont permis au sein du groupe, que ce soit les meilleures insultes à lancer à un père qui ne pratique pas le cododo ou la dénonciation outrée d’une éducatrice de CPE qui a regardé son cellulaire pendant deux secondes alors qu’elle se promenait avec le poupon-bus.

«La seule règle, c’est qu’il faut être respectueux dans nos vacheries», dit un membre.

Au moment de mettre en ligne, un schisme survenait au sein du groupe entre ceux qui prônent l’allaitement jusqu’à l’âge de 2 ans et ceux qui préfèrent attendre jusqu’à 2 ans et demi.


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Taxi

Uber se dit «ouverte» à l’idée d’obéir aux lois de l’Assemblée nationale

18 août 2015
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«Éventuellement, on pourrait même envisager l'idée de payer des taxes et des impôts.»

Accusé par ses détracteurs de pratiquer l’évasion fiscale et d’opposer une concurrence déloyale à l’industrie du taxi, l’entreprise Uber a affirmé ce matin «réfléchir» à l’idée de respecter les lois votées par les députés de l’Assemblée nationale.

«Même si rien ne nous y oblige, nous sommes prêts à respecter la législation québécoise telle qu’établie par les représentants élus du peuple», a expliqué l’entreprise.

«Éventuellement, on pourrait même envisager l’idée de payer des taxes et des impôts, a affirmé l’entreprise dont la valeur est établie à 18 milliards de dollars. Nous n’en sommes pas là, mais à long terme, ce serait faisable.»

Rappelons qu’en vertu d’un principe juridique ancré dans le Code civil depuis des siècles, toute entreprise californienne qui enregistre des profits faramineux en utilisant les infrastructures publiques payées par l’ensemble des contribuables a le loisir d’obéir ou non aux lois de son choix.

Au moment de mettre en ligne, un chauffeur de taxi traditionnel se payait du gros luxe grâce aux 21$ récoltés en 16 heures de travail.




Médias

PKP perd sa partie de Trivia Crack en refusant de répondre à plus d’une question

12 mars 2015
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Le jeu-questionnaire a subi l'opprobre du candidat à la direction du Parti québécois. − Crédit image : Trivia Crack

Le candidat péquiste Pierre Karl Péladeau a perdu ce matin une partie de Trivia Crack, le populaire jeu-questionnaire vendu sous forme d’application mobile, parce qu’il refusait catégoriquement de répondre à plus d’une question, selon une vidéo de deux minutes diffusée en ligne.

«Je sais quel astronome a découvert Pluton, mais je ne répondrai pas, a vociféré M. Péladeau en toisant l’écran de son téléphone intelligent. J’ai indiqué très clairement au début de la joute que je n’allais répondre qu’à une seule question.»

L’homme d’affaires a ensuite laissé planer un long silence avant de se fâcher à nouveau après l’apparition d’une question sur le nombre de points marqués par Wayne Gretzky à son année recrue. «Cessez de me harceler!» a-t-il imploré.

Outré de constater que l’application s’adressait à lui en anglais, PKP a aussi exigé que l’application communique avec lui dans sa langue maternelle. «En français, SVP!» a-t-il crié à l’intention du programme informatique constitué d’une série binaire de 0 et de 1.

Afin de dissiper le malaise, l’attaché de presse de M. Péladeau a expliqué à l’application mobile que le temps du candidat était précieux et que les règles de la partie avaient été clairement définies. «C’est une question par jeu-questionnaire», a-t-il martelé.

Au moment de mettre en ligne, M. Péladeau refusait de répondre à plus d’une question du gars qui préparait son sandwich chez Subway.