Babel

Un Mohawk «compatit sincèrement» envers les Québécois inquiets pour l’avenir du français

16 juin 2013
langue

Un homme d’origine mohawk habitant à Kahnawake a déclaré ce matin qu’il éprouvait «une compassion énorme» envers les francophones du Québec qui s’inquiétent d’une possible disparition de leur langue au cours des prochaines décennies.

«Ce serait vraiment tragique si une nation entière voyait sa langue disparaître au profit de celle d’un conquérant ayant tout fait en son pouvoir pour écraser les vélléités nationalistes du peuple conquis, a analysé l’autochtone. Nous, Mohawks, avons une grande sympathie envers les québécois francophones, eux qui doivent se battre pour garder en vie la langue de leurs ancêtres tandis qu’ils sont entourés d’une mer d’anglais.»

«Je ne sais pas comment nous aurions réagi en tant que peuple si nous avions été placés dans la même situation, a enchaîné l’homme tandis qu’il revenait de livrer un témoignage particulièrement poignant devant la Commission Vérité et Réconciliation. J’ose à peine imaginer ce que doit être la vie au sein d’une nation qui perd tout ses repères et passe à un cheveu de l’assimilation dans l’indifférence la plus totale du monde qui l’entoure.»

«C’est pas compliqué, le Québec appartient aux Québécois, puisqu’ils y sont depuis pratiquement la nuit des temps, a conclu le Mohawk. Je suggère fortement à la communauté anglophone de s’intégrer en apprenant la langue locale. Ce serait la moindre des choses, il me semble.»

Au moment de mettre en ligne, le Mohawk constatait qu’il ne pouvait pas être propriétaire de sa maison puisqu’il habite sur une réserve et que le gouvernement le considère comme un mineur sans personnalité juridique.


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