Budget fédéral

Flaherty libère ses otages et se rend aux policiers

21 mars 2013
flaherty
Crédit image : Joey Coleman

Après un affrontement de près de huit heures pendant lequel une centaine de journalistes, analystes économiques et représentants d’organismes ont été retenus contre leur gré à Ottawa, le ministre des Finances Jim Flaherty s’est rendu aux policiers et a libéré il y a quelques minutes tous les otages.

Selon plusieurs sources, le ministre Flaherty, instable mentalement depuis quelques jours, aurait rassemblé les journalistes de la Colline parlementaire dans une grande salle du Parlement peu après l’aube aujourd’hui. Il les aurait enfermé à clé en criant qu’il n’avait “pas d’autres options” et qu’il était “profondément désolé” par le tort qu’il causait. “C’est l’austérité, il y a de l’austérité partout, partout, ça me rend fou!” aurait-il lancé avant d’ordonner aux otages d’apprendre par coeur un manifeste politique de 800 pages qu’il a lui-même écrit.

Après de longues et pénibles négociations lors desquelles la GRC a fait comprendre au ministre que l’austérité était maintenant hors de danger et qu’il ne faisait qu’aggraver son cas en prenant des otages, le ministre a enfin mis un terme à sa vendetta.

Même s’ils ont bien été traités physiquement, plusieurs journalistes semblent souffrir de choc post-traumatique sévère. La majorité est en effet incapable de prononcer autre chose que les mots “austérité”, “reprise économique incertaine”, “compressions majeures” et “contexte budgétaire serré”, et ce, même si leur ravisseur est maintenant derrière les barreaux.

Ce n’est pas la première fois qu’un ministre des Finances séquestre ainsi des représentants des médias et de la société civile. À Québec, il y a quelques mois, un forcené a retenu l’ensemble des journalistes de la province pendant dix heures pour leur annoncer une série de mesures qu’il s’empressait d’annuler ou de modifier aussitôt qu’elles étaient annoncées. Dans ce cas, l’accusé a été reconnu criminellement non responsable, pour cause de troubles minoritaires.


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