Vieilles rancunes

Lisette Lapointe se demande pourquoi le parti qu’elle a renié n’obéit pas à ses caprices

12 juin 2013
lapointe

Deux ans après avoir claqué la porte du Parti québécois avec fracas en dénonçant une atmosphère «irrespirable» dans le but avoué de saper le leadership de sa chef, l’ancienne députée Lisette Lapointe s’est demandée ce soir pourquoi les péquistes lui ont refusé le siège qu’elle voulait dans les tribunes de l’Assemblée nationale cette semaine.

«Je ne comprends pas cette rancune, s’est désolée celle qui a renié à maintes reprises le PQ en multipliant les déclarations à l’emporte-pièce dans les médias. Tout ce que je voulais, c’est que les gens que j’ai envoyé promener au moment où ils avaient besoin de moi m’accordent un privilège dans l’enceinte de la démocratie québécoise.»

«La direction du PQ aurait pu faire une exception et me donner le siège que je voulais dans les tribunes», a dit celle qui affirmait il y a 24 mois à peine être «très mal à l’aise» par le pouvoir démesuré et les décisions arbitraires de l’entourage de Mme Marois.

«Il me semble qu’entre souverainistes, on devrait se serrer les coudes et s’entraider», a dit au Navet celle qui est devenue membre d’Option nationale, une formation qui n’a aucune chance statistique de faire élire qui que ce soit dans un avenir prévisible et dont la principale réalisation jusqu’à présent a été de faire perdre la majorité convoitée par Pauline Marois.

«C’est un manque de respect flagrant envers une ancienne députée», a conclu celle qui a jadis organisé une conférence de presse pour être bien certaine que tout le monde au Québec comprenne à quel point elle haïssait le PQ et Pauline Marois alors qu’elle avait été élue en grande partie parce qu’elle était mariée à un ancien chef du parti.

Au moment de mettre en ligne, Jean-Martin Aussant se demandait pourquoi il n’avait pas été invité au BBQ annuel du ministre Yves-François Blanchet, et ce, même s’il est «un grand fan d’Éric Lapointe».


Inscrivez-vous!