Dépenses militaires

La police de Montréal confirme l’achat d’un porte-avions, d’un destroyer et d’un bombardier furtif

8 juin 2013

Après un véhicule blindé de grade militaire, le Service de police de la Ville de Montréal a annoncé ce matin l’achat d’un porte-avions, d’un destroyer à quatorze canons et d’un bombardier furtif B-2, des «instruments de contrôle des foules essentiels», selon le chef du service.

«Les manifestations du printemps érable, pendant lesquelles des gens se promenaient masqués et sans itinéraire dans les rues, ont démontré hors de tout doute qu’un système de défense comportant des navires de guerre, des bombardiers à la fine pointe de la technologie et une plate-forme navale pour faire décoller des jets étaient essentiels afin de protéger les créateurs de richesse du boulevard St-Laurent de l’anarchie révolutionnaire», a expliqué le chef en conférence de presse.

«On peut jamais savoir quand les Vietcongs, les FARC, la guérilla maoïste ou la fille d’Amir Khadir vont perdre leur sang-froid et se mettre à crier des slogans tellement fort qu’ils troublent l’ordre public, a-t-il poursuivi. Nous croyons fermement qu’un arsenal militaire digne de la Troisième guerre mondiale est nécessaire pour être prêt à réagir à la contestation.»

Quant aux allégations selon lesquelles ces achats ne serviraient qu’à intimider les éventuels manifestants, le chef les a balayées du revers de la main. «Avec un bombardier B-2, ils auront pas ben ben le temps d’être intimidés, croyez-moi», a-t-il assuré en mimant avec ses mains un avion qui lâche une bombe de très haut dans le ciel et en imitant les bruits avec sa bouche. «Pfffiiiiiioooooouuuuuu-BOUM! a-t-il dit. Héhéhé.»


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