Loi sur l'affichage public

Les tatouages seront désormais soumis à la loi 101, annonce le gouvernement Marois

30 mai 2013
tatouage
Voici un exemple de tatouage qui respecte la nouvelle loi. − Crédit image : Micael Tattoo Faccio

Afin de «permettre à notre langue de survivre et de s’épanouir», tous les nouveaux tatouages réalisés au Québec devront désormais être en français, a annoncé le gouvernement péquiste cet après-midi lors d’une conférence de presse dans un studio où la première ministre Marois s’est fait tatouer «Je me souviens» sur l’avant-bras.

Bien assise sur la chaise d’un gars avec des dreads, Mme Marois a expliqué que cette nouvelle réglementation était nécessaire pour «s’assurer que le français ne meure pas d’ici une génération» dans la province. «Présentement, sur dix tatouages faits au Québec, cinq sont en japonais, trois sont en anglais, un ne veut rien dire pantoute et un autre représente un dauphin souriant, s’est-elle désolée. Au PQ, on aime bien les mammifères marins super intelligents, mais c’est pas une raison pour se faire coloniser pour autant.»

Mme Marois n’était pas peu fière de sa trouvaille. «Au Québec, il est très important de rappeler que ça se passe en français, a-t-elle affirmé. Qu’il s’agisse d’un affichage commercial au centre-ville de Montréal ou de lettres indélébiles à l’encre noire sur la peau des citoyens, le principe demeure le même : nous disons non à l’assimilation!»

En ce qui concerne les tatouages non francophones déjà réalisés, Mme Marois a annoncé qu’ils devraient être traduits «au plus vite et en utilisant une police de caractère plus grande» que l’original. «On est en train d’examiner la possibilité de sabrer les subventions aux urgences des hôpitaux pour subventionner ces traductions», a du même coup dévoilé la première ministre.

Au moment de mettre en ligne, des centaines de milliers de femmes dans la fin vingtaine ouvraient un dictionnaire franco-japonais ou franco-tribal afin de traduire au plus vite le tatouage dans le bas de leur dos.


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