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Patrick Roy devient joueur-entraineur de l’Avalanche du Colorado

21 mai 2013
roy

Dix ans après sa retraite, le gardien de but Patrick Roy a annoncé ce matin qu’il ferait un retour au jeu la saison prochaine en tant que joueur-entraineur pour l’Avalanche du Colorado, dans la plus pure tradition de Reggie Dunlop.

M. Roy, qui dit être «en grande forme mais un peu rouillé», amorcera la saison en tant que gardien substitut afin de «retrouver ses repères». Il a toutefois prévenu son numéro un, Simeon Varlamov, qu’il ne tolérerait pas les attitudes négatives dans son vestiaire. «Si j’en entends un seul critiquer mon travail devant la cage, il va se retrouver à réchauffer le bout du banc assez vite», a menacé le célèbre numéro 33 en conférence de presse.

Le gardien a précisé à de multiples reprises que c’est lui et personne d’autre qui allait décider du gardien partant avant chaque rencontre. «Messemble que je feelerais doux si j’étais à la place de Varlamov ou de Giguère», a-t-il indiqué. Il a aussi précisé qu’il allait appeler les changements de trio en tapant sur la glace avec son bâton. «Un coup, c’est le premier trio, deux coups, c’est le deuxième, etcetera», a illustré celui qui est considéré comme l’un des meilleurs gardiens de tous les temps.

La première décision de Patrick Roy en tant que joueur-entraineur a d’ailleurs déjà été prise: c’est lui-même qui portera le C du capitaine sur son chandail. «C’est une façon d’éviter les guerres de pouvoir qui font du mal à tellement d’équipes, s’est justifié le gardien tandis qu’il arrachait la lettre sur le chandail de l’actuel capitaine, Gabriel Landeskog. Là, y’en aura pas de chicane.»

Craignant de voir Casseau «péter une coche» s’il n’obtenait pas ce qu’il voulait, la LNH a par ailleurs accepté que l’Avalanche détienne le premier choix au repêchage sur tous les joueurs des Remparts de Québec, incluant Mikhail Grigorenko, qui a pourtant déjà été mis sous contrat par les Sabres de Buffalo. «C’est notre façon de remercier Patrick pour l’introduction du style papillon», a simplement commenté Gary Bettman.

Au moment de mettre en ligne, Patrick Roy menaçait les propriétaires de l’Avalanche d’aller les voir derrière le banc pendant un match pour exiger un échange, advenant le cas où il se prendrait 9 buts contre les Red Wings. «Est-ce que Kovalenko pis Rucinsky jouent encore?» s’est-il informé nonchalament.


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