Démocratie mafieuse

La mafia «déçue» du faible taux de participation à ses élections générales

12 mai 2013

Rappelant qu’elle gère une bonne partie des impôts et des contrats publics au Québec, la mafia s’est dite «déçue» du faible taux de participation aux élections générales organisées hier pour choisir le successeur du parrain Tony Carpaccio.

À peine 2% des électeurs se sont prononcés, s’est désolé le Directeur général du crime organisé démocratique. «On se demande si ça vaut la peine de continuer, a laissé tomber un représentant. Les gens auraient intérêt à s’intéresser à la mafia. Sinon, ça ouvre la porte aux abus.»

Tout avait pourtant mis en oeuvre pour attirer les électeurs partout en province. Des bureaux de scrutin ont été ouverts sur des chantier de construction, des cafés de St-Léonard et certains hôtels de ville. Plusieurs appels anonymes robotisés ont aussi été placés auprès de citoyens afin de les inciter à participer à la vie démocratique de leur mafia locale.

Les électeurs avaient le choix entre Francesco Bullano, un Sicilien connu pour son expertise en extorsion, menaces et recouvrement de dettes, et Giuseppe Bologna, un Calabrais qui s’est fait connaitre dans le domaine de l’intimidation. Le choix du nouveau parrain aura des répercussions importantes, les deux candidats préconisant des politiques de pétage de gueule et de fraude radicalement différentes. «L’avenir de la surfacturation et de l’abus de confiance est en jeu», a dit un analyste.

Chez les électeurs, plusieurs se sont dits déçus des options représentées par les deux candidats. «En ce moment, c’est bonnet blanc, blanc bonnet, a dit un électeur qui a boudé le scrutin. À quand un candidat qui changera les vieilles manières de frauder le monde? Il y a de quoi être cynique.»

Rappelons que le précédent parrain, Tony Carpacio, a été abattu devant chez lui d’une balle à la tête après qu’un référendum d’initiative populaire eût tranché en faveur d’une destitution immédiate.


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