Taxi

Uber se dit «ouverte» à l’idée d’obéir aux lois de l’Assemblée nationale

18 août 2015
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«Éventuellement, on pourrait même envisager l'idée de payer des taxes et des impôts.»

Accusé par ses détracteurs de pratiquer l’évasion fiscale et d’opposer une concurrence déloyale à l’industrie du taxi, l’entreprise Uber a affirmé ce matin «réfléchir» à l’idée de respecter les lois votées par les députés de l’Assemblée nationale.

«Même si rien ne nous y oblige, nous sommes prêts à respecter la législation québécoise telle qu’établie par les représentants élus du peuple», a expliqué l’entreprise.

«Éventuellement, on pourrait même envisager l’idée de payer des taxes et des impôts, a affirmé l’entreprise dont la valeur est établie à 18 milliards de dollars. Nous n’en sommes pas là, mais à long terme, ce serait faisable.»

Rappelons qu’en vertu d’un principe juridique ancré dans le Code civil depuis des siècles, toute entreprise californienne qui enregistre des profits faramineux en utilisant les infrastructures publiques payées par l’ensemble des contribuables a le loisir d’obéir ou non aux lois de son choix.

Au moment de mettre en ligne, un chauffeur de taxi traditionnel se payait du gros luxe grâce aux 21$ récoltés en 16 heures de travail.


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