Grève politique

Méfait démocratique : un leader libéral passera la fin de la session parlementaire en prison

21 avril 2015
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Le juge a tenu compte des circonstances aggravantes dans ce dossier, notamment le fait que le leader libéral et plusieurs de ses collègues ont masqué leurs intentions durant la campagne électorale. − Crédit image : Andrea S

Accusé d’avoir saboté la démocratie québécoise en imposant le bâillon à l’Assemblée nationale malgré une injonction populaire forçant les députés à faire leur travail, un leader libéral a été condamné ce matin à passer le reste de la session parlementaire derrière les barreaux.

«Je ne veux pas que vous pensiez que vous payez pour les autres, mais la confiance du public envers la justice serait compromise si je vous remettais en liberté», a expliqué le juge. Visiblement dépité, le leader barbu a secoué la tête en signe de désapprobation.

Le juge a tenu compte des circonstances aggravantes dans ce dossier, notamment le fait que le leader libéral et plusieurs de ses collègues ont masqué leurs intentions durant la campagne électorale. «Dans une démocratie, on ne peut pas tolérer que des gens s’installent à l’Assemblée nationale avec des intentions voilées», a expliqué le magistrat.

Un témoin appelé à la Cour a d’ailleurs raconté que les attaques du mouvement libéral étaient de plus en plus violentes et radicales. «En 2012, les atteintes à la démocraties étaient plus nombreuses, mais moins dommageables, a expliqué le politologue. Cette année, on voit que des éléments plus extrémistes ont noyauté le gouvernement et cherchent la confrontation à tout prix.»

Au moment de mettre en ligne, des partisans libéraux organisaient une occupation de l’Assemblée nationale, promettant de siéger jusqu’à ce que le leader soit libéré.


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