Guerre civile

UQAM : les rebelles s’emparent d’un pavillon, l’Empire bombarde la cafétéria

8 avril 2015
guerre
Les rebelles seraient passés à l’offensive à l’aide d’armes sophistiquées comme des parapluies − Crédit image : Prescott Pym

La guerre civile qui fait rage à l’UQAM depuis des semaines s’est envenimée ce matin lorsque l’Alliance rebelle est parvenue à s’emparer du pavillon Judith-Jasmin, incitant l’Empire à mener un blitz de bombardements sur la cafétéria de l’établissement.

«Nos vaillants combattants de la liberté ont chassé les tyrans, s’est d’abord félicité un porte-parole rebelle en parlant des gardiens de sécurité payés 10,15 $ de l’heure. L’ennemi a dû battre en retraite devant l’avancée impitoyable de nos guérilleros. Nous vaincrons!»

Selon nos sources, les rebelles seraient passés à l’offensive à l’aide d’armes sophistiquées comme des parapluies, des pancartes en carton mou et des vêtements de jogging noirs, contre lesquels les fantassins ennemis n’ont rien pu faire.

Or, loin d’être intimidés, l’Empire et ses alliés de la Fédération ont aussitôt ordonné une contre-attaque avec de l’artillerie lourde, pulvérisant au moins trois machines distributrices, un camp de formation marxiste-léniniste et le local permanent de l’AFESH. Des dépliants contre l’austérité ont aussi été réduits en cendres, tout comme la grosse tête de Gaétan Barrette en papier mâché qui avait été prêtée par la CSN.

«L’UQAM reste forte, l’UQAM reste debout, l’UQAM continue d’être symbole de liberté!», ont crié les soldats rebelles après s’être refugiés dans une tranchée avec dix paliers d’imposition.

Au moment de mettre en ligne, l’ONU annonçait la création d’un camp de réfugiés pour étudiants carrés verts dans le parc Émilie-Gamelin.


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