Mouvement citoyen

Manifeste pour un élan global : panique générale chez les pétrolières multimilliardaires

7 avril 2015
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Les entreprises, qui contrôlent plus d’argent que la plupart des pays souverains de la planète, ont notamment indiqué avoir «vraiment peur» qu’une grosse manifestation soit organisée à Montréal dans les prochaines semaines. − Crédit image : Ian Burt

Les dirigeants d’entreprises pétrolières dont la capitalisation boursière se chiffrent en centaines de milliards de dollars ont été pris d’un accès de panique ce matin à la lecture du Manifeste pour un Élan global, qui réclame la fin de l’exploitation des hydrocarbures et la transition vers une économie respectueuse de l’écologie.

«Linda, annulez tous mes rendez-vous, l’heure est grave, a ainsi ordonné le PDG d’ExxonMobil, une entreprise qui a réalisé des profits dans les dix chiffres l’an dernier. Il faut réagir promptement, sans quoi nous pourrions tous être au chômage demain matin.»

Les présidents ont notamment ordonné l’arrêt immédiat de toutes les activités d’exploration, de forage et de transformation pétrolière dans toutes les régions du monde, question d’avoir le temps de bien évaluer la situation.

«Continuer de vendre des barils d’essence avec une marge bénéficiaire de 25 ou 30 % comme si de rien n’était, alors qu’une telle épée de Damoclès est accrochée au-dessus de nos têtes, ce serait de la folie», a expliqué l’un d’eux.

Les entreprises, qui contrôlent plus d’argent que la plupart des pays souverains de la planète, ont notamment indiqué avoir «vraiment peur» qu’une grosse manifestation soit organisée à Montréal dans les prochaines semaines. «On va avoir l’air pas mal fins en train de boire du champagne en comptant nos rouleaux de billets de 1000$ quand des petites familles de la classe moyenne avec des pancartes contre l’austérité vont marcher au centre-ville», nous a-t-on dit.

Selon nos sources, de nombreux patrons — spécialement ceux dont le salaire est supérieur à 10 millions annuellement — ont été victimes d’une crise d’hystérie à la lecture des signataires du Manifeste. «Ne me dites pas que le gars qui joue de la basse avec les Cowboys Fringants a signé? s’est demandé, haletant, le président de Shell. Jesus fuckin’ christ! On est foutus!»

Au moment de mettre en ligne, l’action de Imperial Oil gagnait 11 % à la Bourse de New York.


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