Grève météorologique

Des milliers d’étudiants manifestent pour dénoncer la brutalité hivernale

30 mars 2015
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L'hiver brutal a eu raison de la patience des étudiants. − Crédit image : Nick Page

À l’appel de plusieurs syndicats étudiants, des milliers de personnes ont manifesté pacifiquement hier soir dans les rues de Montréal pour dénoncer la brutalité hivernale et réclamer le retour immédiat du printemps.

«Le mouvement ne s’arrêtera que lorsque le gouvernement de M. Couillard aura rétabli des températures supérieures à zéro degrés Celsius et mis fin à l’hiver pro-patronat», a indiqué une porte-parole de l’ASSÉ, pariant sur un mouvement d’une ampleur équivalente à celui du printemps 2012, où des températures raisonnables avaient été enregistrées en mars.

«Les étudiants n’accepteront pas de retourner en cours tant qu’ils ne pourront pas boire de la sangria sur une terrasse en pianotant sur leurs cellulaires», a-t-elle ajouté.

Encadrés par une forte présence policière, les milliers d’étudiants ont scandé des slogans comme «Front hivernal, on s’en calisse» et «Il fait moins, moins cinquante».

Le ministre de l’Éducation, François Blais, a froidement accueilli ces revendications, en plus de menacer le mouvement étudiant de graves représailles comme l’annulation pure et simple du printemps si la grève devait se prolonger. «La dernière fois ils voulaient le gel, là ils trouvent qu’il fait trop froid, faut se brancher un moment donné», s’est exclamé le ministre.

Au moment de mettre en ligne, un regroupement de fans de ski lançait la Fondation -25, pour contester juridiquement les mandats de grève anti-hiver.


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