Nous, on a rien saccagé

Le SPVM suggère aux manifestants de saccager l’hôtel de ville pour éviter les arrestations

26 mars 2015
hoteldeville
Les policiers ont donné quelques conseils aux manifestants pour éviter qu'ils se fassent arrêter. − Crédit image : sulf

Les policiers montréalais et les syndicats étudiants en sont venus à un début d’entente jeudi quand les forces de l’ordre ont accepté de ne faire aucune répression politique tant que les manifestations se dérouleront à l’intérieur de l’hôtel de ville de Montréal au beau milieu d’un conseil municipal.

«Si vous voulez que nos agents restent les bras croisés, pénétrez de force dans l’enceinte d’une assemblée élue démocratiquement et garrochez des milliers de papiers en l’air en insultant les conseillers», a suggéré un porte-parole des policiers.

«Dans un monde idéal, vous donneriez tellement la chienne à Denis Coderre qu’il se cacherait dans son bureau, mais ça, c’est facultatif. Pour l’instant, rappelez-vous surtout que vous, vous n’avez rien volé.»

«Qu’on ne vous voit pas scander des slogans de façon pacifique en brûlant un feu rouge, par exemple! Notre tolérance a des limites.»

Au moment de mettre en ligne, le SPVM rappelait que les graffitis constituent une infraction criminelle, mais que la pose de dizaines de milliers d’autocollants sur les véhicules municipaux était tolérée.


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