Cinéma

Controverse autour du film sadomasochiste Cinquante nuances d’austérité

17 février 2015
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L'oeuvre raconte l'histoire d'un peuple qui vote démocratiquement pour un parti promettant de l'asphyxier sous les compressions, mais qui change d'idée en découvrant les conséquences funestes de telles pratiques et se met à manifester sa colère. − Crédit image : Leo Hidalgo

Le film Cinquante nuances d’austérité, une adaptation cinématographique du livre sadomasochiste éponyme, ne fait pas l’unanimité parmi les électeurs depuis sa sortie au Québec, plusieurs dénoncant ce qu’ils qualifient de «glamourisation de la démolition de l’État-providence».

L’oeuvre raconte l’histoire d’un peuple qui vote démocratiquement pour un parti promettant de l’asphyxier sous les compressions, mais qui change d’idée en découvrant les conséquences funestes de telles pratiques et se met à manifester sa colère.

Une scène particulièrement intense montre M. Grouillard, le personnage principal, baiser violemment les électeurs qui ont voté pour lui avant de s’installer au piano pour interpréter la chanson Les pauvres de Plume Latraverse. «Tiens, une place en CPE de moins! s’exclame-t-il en fouettant une électrice jusque-là consentante. Hahahaha!»

«Relance économique, relance économique! plaide la victime en utilisant le mot de sûreté convenu entre les deux participants. J’ai assez de prospérité comme ça, de grâce!»

Ce genre de scénario a laissé un goût amer dans la bouche de plusieurs cinéphiles. «La normalisation du rapport dominant-dominé entre M. Grouillard et ses électeurs est néfaste, a analysé un professeur de cinéma. Plusieurs jeunes électeurs ayant peu de connaissances en la matière pourraient être tentés de s’austériser eux-mêmes à la sortie du cinéma… Je crains que des malheurs surviennent.»

Au moment de mettre en ligne, M. Grouillard était réélu pour quatre ans.


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