Laïcité

Charte : Drainville propose de discriminer uniquement «ceux dont la face lui revient pas»

13 janvier 2015
drainville
«J'ai toujours voulu que ce projet soit rassembleur et progressiste, et cette ouverture en est la preuve concrète.» − Crédit image : Parti Québécois

Un compromis majeur est survenu aujourd’hui dans le débat sur la Charte de la laïcité après que Bernard Drainville eut accepté de mettre de l’eau dans son vin en proposant de discriminer seulement «ceux qui ont une drôle de tête ou dont la face ne me revient pas.»

Concrètement, M. Drainville suggère que son équipe et lui rencontrent un à un tous les fonctionnaires de l’État québécois pour déterminer si la Charte s’applique à eux. «Disons que je ressens un malaise en discutant avec un médecin portant la kippa, ou une éducatrice en CPE ayant un voile, a-t-il cité en exemple. Hop! Je discrimine, et tout le monde est content. C’est ce que j’appelle une clause mononcle.»

«J’ai toujours voulu que ce projet soit rassembleur et progressiste, et cette ouverture en est la preuve concrète», a expliqué le député de Marie-Victorin.

Par ailleurs, le candidat à la chefferie du Parti québécois s’est défendu de vouloir marquer des points politiques dans le contexte actuel. «Je ne peux pas penser à un seul évènement récent qui pourrait faire déraper ce débat, a-t-il indiqué. De plus, j’ai toutes les chances de faire adopter mon projet de Charte par le gouvernement actuel, alors que l’on ne vienne pas me dire que je veux juste me magasiner une job pour le moment où PKP va être premier ministre.»

Au moment de mettre en ligne, Drainville annonçait que la nouvelle version de la Charte serait disponible sous forme de petit livre rouge pour lecture à portée de main.


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