ÉTHIQUE

PKP promet de mettre tous ses actifs en lock-out s’il devient chef du PQ

7 octobre 2014
barbeles
M. Péladeau a finalement accepté aujourd'hui d'imposer un lock-out sur l'ensemble de ses entreprises. − Crédit image : Derek Bruff

Grand favori dans la course à la chefferie du Parti québécois, le député de Saint-Jérôme et homme d’affaires Pierre Karl Péladeau a finalement accepté ce matin, à contrecoeur, de mettre en lock-out l’ensemble des entreprises qu’il possède s’il devient chef de l’opposition officielle.

«Je reconnais qu’il n’est pas possible d’être à la fois chef de l’opposition, voire premier ministre, et propriétaire d’un empire médiatique dont les employés ne sont pas sauvagement jetés sur le trottoir par un lock-out décrété arbitrairement au milieu de la nuit», a indiqué M. Péladeau en point de presse.

Celui que l’on surnomme PKP répondait ainsi aux interrogations soulevées par certains de ses adversaires politiques. «Soyons bien clairs: je ne laisserai pas les employés que mon père m’a légués gagner un salaire décent en exerçant leur métier en toute impartialité si cela m’empêche de devenir chef du gouvernement québécois», a-t-il ajouté.

M. Péladeau a de plus indiqué qu’il était important pour lui que ses employés soient «mis en lock-out par des intérêts québécois». «L’époque où des patrons unilingues anglophones de Toronto bafouaient le droit des travailleurs de se syndiquer et de négocier de bonne foi des conventions collectives est révolue»

Au moment de mettre en ligne, PKP estimait que le nouveau lock-out n’était «ni de gauche, ni de droite, mais en avant».


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