NAISSANCES

Un économiste de droite visite une pouponnière pour prévenir les bébés du danger de la dette publique

23 septembre 2014
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«Je ne comprends même pas encore la notion de cause à effet, et me voilà endetté jusqu'à ma retraite.» − Crédit image : Brad Brundage

La pouponnière d’une maison de naissance a vécu toute une frousse ce matin lorsqu’un économiste de droite rattaché à l’Institut économique de Montréal s’y est introduit pour prévenir les poupons des dangers que représente selon lui la dette publique québécoise.

Armé d’un compteur dont les chiffres augmentent de 294 $ la seconde, l’économiste a vociféré aux bambins qu’ils auraient des choix difficiles à faire ces prochaines années. «On vit au-dessus de nos moyens!» s’est-il notamment exclamé devant un bébé dont le cordon ombilical n’est pas encore tombé.

«Quand allez-vous comprendre que le modèle social québécois est insoutenable sans une réduction de la taille du gouvernemaman?» a-t-il enchaîné en agitant un bout de papier sur lequel le chiffre 269 milliards était écrit à l’encre rouge.

Le discours alarmiste de l’économiste a eu l’effet escompté, selon plusieurs témoins.

«Je ne comprends même pas encore la notion de cause à effet, et me voilà endetté jusqu’à ma retraite», a notamment souligné un poupon tandis qu’on lui faisait le test d’Apgar.

«Hostie, je suis sur la Terre depuis quelques minutes seulement et je dois déjà penser à payer ma part de la dette québécoise, qui s’élève à 285 000$ si j’ai bien compris, a expliqué celui dont le champ de vision ne dépasse pas encore 20 centimètres. Je n’ai pas de bravo à faire aux générations passées!»

Au moment de mettre en ligne, les bébés exigeaient une réduction dans les dépenses allouées aux pouponnières et aux maisons de naissance.


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