Finances publiques

Les citoyens envisagent de moduler le salaire des ministres libéraux selon leur richesse intellectuelle

12 septembre 2014
assnat
«La pérennité de notre système de suffrage universel est menacé par les coûts galopants du salaire des ministres libéraux.» − Crédit image : Victor Wong

Soulignant que les finances publiques étaient «précaires», les citoyens québécois ont laissé entendre aujourd’hui en conférence de presse que le salaire des ministres libéraux pourrait fort bien être modulé selon la richesse intellectuelle des élus et la qualité de leurs interventions dans le débat démocratique.

«La pérennité de notre système de suffrage universel est menacé par les coûts galopants du salaire des ministres libéraux, a expliqué un porte-parole. Nous agissons ainsi pour le bien de la population.»

À titre d’exemple, un ministre libéral qui gagnait 150 000 $ sous le régime de Jean Charest peut aujourd’hui engranger plus de 243 000 $ grâce aux diverses primes de comité et de fonctions parlementaires rattachées à leur poste. En revanche, la rémunération des députés de Québec solidaire n’a pas augmenté d’un sous depuis 2007.

« Il y a clairement des politiciens aisés qui pourraient se permettre d’en faire plus pour contribuer à la santé du système politique québécois», a martelé le porte-parole.

Selon le système proposé, le salaire des ministres sera dorénavant ajusté grâce à un sondage en ligne évaluant chaque semestre la pertinence des propos à l’Assemblée nationale, leurs relations avec les citoyens en circonscription et leur capacité à défendre les intérêts collectifs au détriment de ceux des lobbies.

Au moment de mettre en ligne, Yves Bolduc cessait d’être payé et faisait faillite.


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