Futurologie

Un baby-boomer commence à croire que la société des loisirs n’existera jamais

27 août 2014
faskfjh
Ce que le baby-boomer n'est pas en train de faire actuellement. − Crédit image : Steve Jurvetson

Forcé de travailler jusqu’à 74 ans en raison du piètre rendement offert par ses placements et du taux d’imposition élevé au Québec, un baby-boomer s’est demandé aujourd’hui si la société des loisirs qu’on lui faisait miroiter dans les années 60 n’était pas, après tout, qu’une illusion fondée sur une croyance utopique envers le progrès inéluctable de l’humanité.

«Où sont les robots qui devaient faire notre job pendant qu’on se repose à la plage? s’est demandé celui qui perdra une partie de sa retraite après le passage du projet de loi 3. Qu’est-ce qui s’est passé avec l’automatisation des services, la libération des travailleurs par la technologie, la Fin de l’Histoire, la disparition de l’aliénation ouvrière?»

«Il me semble que ça fait un certain temps qu’on me promet des semaines de travail de quatre heures et des vacances de 10 semaines», a affirmé celui dont le pouvoir d’achat n’a pas augmenté d’un sou noir en quatre décennies même s’il travaille de la maison le soir et les fins de semaine.

«Et on ne parlera pas des voitures volantes, a-t-il maugréé. Ça fait 40 ans que je les attends et je suis encore pris dans le trafic du pont Champlain.»

Au moment de mettre en ligne, Lucien Bouchard apparaissait dans un documentaire-choc à Télé-Québec pour rappeler à l’homme qu’il ne travaille pas assez.


Inscrivez-vous!