Élections

Éditorial : Pour un Québec heureux, donnons-nous Josélito

7 avril 2014
josélito
Avec Josélito, il n'y aura plus de gauche, de droite, d'indépendantistes, de fédéralistes. Juste des gens qui vont passer à la télé afin de parler de leurs rêves. − Crédit image : ProacGuy

Désabusés, perdus, confus : c’est en grand nombre que les Québécois nous ont demandé d’appuyer un parti à l’occasion de l’élection provinciale d’aujourd’hui.

Prendre position dans cette campagne nous est extrêmement difficile, puisqu’au Québec, l’éditorial reflète l’opinion des propriétaires du journal. Or, notre empire est géré par un banquier établi à Londres possédant une compagnie à numéro enregistrée au Delaware avec une succursale à Jersey, rendant le choix entre Option nationale, le Parti Québécois et le Parti libéral du Québec très compliqué.

Qui plus est, notre propriétaire est aussi un important investisseur dans les radios de Québec et la vente en gros de patchouli, ce qui nous ferait hésiter entre la CAQ et Québec Solidaire.

Ainsi, après avoir âprement débattu, stimulés par une quantité extraordinaire de lectures politiques et une consommation phénoménale de vin de dépanneur, nous en sommes venus à la conclusion que la personne la plus apte à prendre le pouvoir n’est pas candidat.

Le Québec a besoin de réconciliation et de paix intérieure. L’homme que nous avons choisi représente tout cela: il est consensuel, peut guérir les plaies intérieures des gens, et même ses détracteurs reconnaissent qu’on ne peut le détester.

C’est ainsi que l’équipe éditoriale du Navet vous invite à rayer tous les noms sur votre bulletin de vote pour inscrire celui de Josélito Michaud.

M. Michaud a tout ce qu’il faut pour devenir premier ministre du Québec : il sait trouver les bons mots, générer des émotions et pourra consoler à bord de son train les milliers de militants déçus par le résultat des élections. Josélito est la gentillesse incarnée ; nous sommes persuadés qu’une fois élu, il ira à la rencontre de Janette Bertrand et de Dalila Awada, et que, à la fin, elles seront tellement amies qu’elles s’inviteront mutuellement à la piscine. De plus, en tant qu’animateur de On prend toujours un train…, il saura rallier les électeurs sensibles aux enjeux du transport collectif.

Avec Josélito, il n’y aura plus de gauche, de droite, d’indépendantistes, de fédéralistes, de partisans ou d’opposants à la Charte des valeurs. Juste des gens qui vont passer à la télé afin de parler de leurs rêves, de leurs aspirations, de leurs espoirs. Bref, le Québec recommencera à faire ce que la politique n’aurait jamais dû cesser d’être.

Pour toutes ces raisons, le Québec a plus que jamais besoin de Josélito.

L’équipe éditoriale du Navet


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