Justice et faits divers

Il demande à 20 étrangers de se frencher devant une caméra et est accusé de voyeurisme

14 mars 2014
kiss
Ces deux victimes ont porté plainte à la police.

À la suite du succès retentissant du projet artistique KISS, qui a envahi les réseaux sociaux au cours des derniers jours, un homme de la région de Montréal a demandé ce matin à 20 étrangers rencontrés dans la rue de s’embrasser devant sa caméra, forçant les policiers à le mettre en état d’arrestation et à l’accuser de voyeurisme et de grossière indécence.

«Je marchais vers la job quand cet espèce de maniaque est arrivé avec sa caméra en me demandant de frencher une fille de l’autre côté du trottoir, a raconté une victime. Il criait que c’était de l’art, que ça allait faire du contenu viral et que tout le monde partagerait ça sur leur mur. Méchant malade.»

Les policiers ont rappelé que de forcer des personnes non consentantes à avoir un rapport sexuel en vue de les filmer à travers un filtre pseudoargentique noir et blanc n’était ni «mignon» ni «touchant de timidité», mais constituait un acte réprimé sévèrement par le Code criminel.

Au moment de mettre en ligne, des millions d’internautes continuaient d’un sourire béat de se délecter allègrement de ces plaisirs interdits en se dédouanant avec des commentaires tels que «oh my god c’est tellement cuuuuute» et «ouin pis, c’était yinque des acteurs».


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