Littérature

Un auteur obscur qui sera considéré comme un classique dans 150 ans meurt seul et dans la pauvreté

6 février 2014
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Celui dont l’oeuvre sera étudiée au sein de chaires universitaires dans plusieurs décennies se serait étouffé dans son vomi après avoir calé un 40 onces de gin. − Crédit image : Renaud

Des décennies après avoir publié une série de romans ayant été complètement ignorés par la critique, les libraires, les professeurs universitaires et les lecteurs, un auteur de Montréal dont l’oeuvre entière sera considérée comme un chef-d’oeuvre de la littérature du XXIe siècle dans 150 ans est mort ce matin dans son appartement après une vie pénible marquée par l’abus d’alcool, le rejet de ses pairs et la solitude, a appris Le Navet.

Le coeur de celui dont le nom de famille deviendra un genre littéraire à part entière dans sept générations a arrêté de battre peu après 8:13, selon nos informations. Son corps a été découvert par le propriétaire de l’immeuble. «Fuck, il a laissé ses maudites cochonneries partout! » a maugréé l’homme en chiffonnant nonchalamment des centaines de feuilles manuscrites qui seront redécouvertes miraculeusement dans une vente de garage en 2181 et publiées sous le titre Écrits épars – Anthologie.

Celui dont l’oeuvre sera étudiée au sein de chaires universitaires dans plusieurs décennies se serait étouffé dans son vomi après avoir calé un 40 onces de gin, selon nos sources.

«Cet auteur majeur qui a révolutionné l’idée même du roman et a laissé une trace indélébile dans l’histoire de la littérature est mort dans la déchéance la plus abjecte», écrira dans plus d’un siècle le descendant d’un éditeur ayant jeté un manuscrit de l’écrivain à la poubelle après avoir lu les trois premières pages.

Au moment de mettre en ligne, absolument personne ne se rendait aux funérailles de celui qui sera éventuellement reconnu comme le plus grand auteur de notre siècle.


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