Finances publiques

Sondage : le gouvernement doit rembourser la dette, baisser les impôts et augmenter les services

3 février 2014
québec
«Les Québécois n'auront jamais été aussi clairs que sur cet enjeu», indique le directeur de la maison de sondage. − Crédit image : Abdallahh

Alors que Québec fait face à d’importants défis financiers, une très vaste majorité de citoyens estime que le gouvernement devrait prioritairement «rembourser la dette publique, baisser les impôts de tout le monde, augmenter les services, régler les problèmes du système de santé et réinvestir en éducation», selon un sondage Le Navet publié aujourd’hui.

«Les Québécois n’auront jamais été aussi clairs que sur cet enjeu, indique le directeur de la maison de sondage. Ils sont prêts à appuyer tout parti politique qui saura simultanément alléger le fardeau fiscal des contribuables, diminuer la part de la dette dans notre PIB et faire en sorte que les services publics soient accessibles à tous afin de ne pas pénaliser les plus démunis.»

L’État devrait également permettre à tous les aînés de vivre dans la dignité en augmentant leurs pensions, réduire le ratio élèves-professeurs dans les écoles, créer 50 000 places en CPE, rendre l’université gratuite, limiter le prix de l’essence à 60 sous le litre, abolir la taxe scolaire et les impôts fonciers, réparer toutes les autoroutes, boucher les nids-de-poule, payer les aidants naturels, prendre en charge tous les citoyens atteints de troubles mentaux, trouver un remède contre le cancer, ramener les Expos à Montréal et les Nordiques à Québec, ainsi qu’envoyer une mission de colonisation vers Mars, selon le sondage.

Une majorité de Québécois serait «plutôt d’accord» ou «très d’accord» pour que le gouvernement finance ces projets en taxant «quelqu’un d’autre», révèle le coup de sonde.

Ce sondage survient alors que le Québec est confronté à des choix déchirants en matière de politiques publiques, et ce, alors que sa marge de manoeuvre est réduite considérablement.

Au moment de mettre en ligne, le gouvernement et l’opposition s’entendaient pour augmenter les impôts, diminuer les services en santé et en éducation ainsi que de combler le déficit annuel par un emprunt qui sera payé plus tard.


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