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« Pourquoi j’existe? » se demande un BlackBerry déprimé

26 avril 2013
blackberry
Crédit image : Enrique Dans

Broyant du noir en sirotant un verre de scotch au fond d’une taverne de la rue Sainte-Catherine, un BlackBerry en crise existentielle s’est questionné ce soir sur sa place dans l’univers et ses perspectives d’avenir dans le monde moderne.

Visiblement déprimé, le BlackBerry a enfilé les verres à un rythme habituellement réservé aux enquêteurs privés portant un imperméable brun et un chapeau. « Pourquoi j’existe? s’est-il demandé. Avant, quand j’étais jeune, j’avais un bon vieux clavier physique, pleins de fonctions intéressantes, un cryptage indéchiffrable. Les gens aimaient ça m’utiliser, j’étais un appareil populaire. »

Le BlackBerry a bruyamment soupiré.

« Mais aujourd’hui, on dirait que je suis complètement dépassé. »

Le BlackBerry en question, qui n’a pas voulu révéler son modèle et son numéro de série lorsque joint par Le Navet, s’en est aussi pris à la « culture de la nouveauté » qui « empoisonne le monde ». « Je vois ces nouveaux téléphones apparaitres sur le marché, et ça me fait mal au coeur, a-t-il dit. Ils sont jeunes, beaux, leur système d’exploitation est à la fine pointe et leur taux de dropped calls est fantastique. À côté de ça, j’ai l’air d’un vieux grincheux fatiguant. Je suis même pas capable de naviguer sur internet comme du monde, sacrament! »

Vidant d’un trait sa dixième et dernière rasade, le BlackBerry a enjoint les jeunes à lui donner une chance. « Avez-vous déjà vu un 18-24 ans se promener avec un BlackBerry dans les mains? Non? Ben c’est ça. Continuez à me bouder, gang de pourris. De toute façon, j’ai même pas besoin de vous autres. »


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