Municipales 2013

Éditorial – Brûlé à la mairie de Montréal, le choix du Navet

3 novembre 2013
montreal

La campagne électorale municipale se termine aujourd’hui, alors que les Montréalais sont appelés aux urnes pour faire connaître leur préférence quant à la direction que devra prendre la métropole québécoise.

Aucun des quatres candidats principaux n’a véritablement su convaincre Le Navet. Denis Coderre est trop connu, Richard Bergeron a un plan bien trop précis, Marcel Côté jouit d’un respect trop important au sein du millieu des affaires et Mélanie Joly a trop bien su tirer son épingle du jeu parmi les candidats obscurs.

Le choix du comité éditorial du Navet s’arrête donc sur une personne capable de mettre fin à la corruption et au copinage, mais également en mesure de rivaliser avec Toronto en «potentiel cocasse» : il nous semble manifeste que Michel Brûlé est l’homme dont Montréal a besoin.

Il va sans dire que son ouverture à la culture allemande, sa grande considération pour la gent féminine et son talent de rassembleur en font un leader dont Montréal ne devrait pas se passer. Par ailleurs, sa volonté de recréer chez nous la Place rouge de Moscou démontre à la fois son europhilie et sa vision porteuse d’espoir dont notre ville a tant besoin.

Nous avons plusieurs fois relayé en ces pages les péripéties de la campagne de M. Brûlé à la mairie de Montréal. Nous souhaitons qu’une fois élu, il sache continuer dans la même veine à avoir d’excellentes idées pour faire rire les Montréalais.

Bien entendu, personne n’est parfait et M. Brûlé a ses défauts. On pourrait lui reprocher une certaine tendance à enregistrer des disques de musique pop-rock dont personne ne réclamait l’existence, ou bien à avoir des idées de grandeur que ne renierait pas son homologue de Québec. La communauté anglophone montréalaise peut aussi remettre en question la pertinence de traduire un slogan électoral en neuf langues, mais pas en anglais.

Nous croyons néanmoins que la ville se trouve à un carrefour historique. Seul un candidat qui ne provient pas des vieux canaux politiques aura le courage de révolutionner Montréal tout en redonnant vie à la langue française, ce dialecte moribond qui a jadis façonné notre identité. Aux sceptiques, nous répondrons que le slogan “100% français” est en soit suffisant pour redonner confiance aux descendants des canadiens-français de la cité.

Pour toutes ces raisons, Le Navet n’a qu’un souhait : que le gars qui achetait des panneaux le long du pont Jacques-Cartier pour promouvoir ses livres soit le nouveau visage de Montréal.

Bonnes élections,

L’équipe éditoriale du Navet

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NB: Malgré cette prise de position éditoriale, la direction de l’information et les journalistes du Navet conservent évidemment toute leur objectivité et leur indépendance.


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