Politique fédérale

Le Parti conservateur dévoile des publicités négatives contre le printemps, les vélos, les bébés et la barbe à papa rose

19 avril 2013
enfants
Crédit image : École du Ruisseau

Poursuivant une tradition millénaire, le Parti conservateur a dévoilé ce matin une série de publicités négatives destinées à salir tout ce que les citoyens du pays sont susceptibles d’aimer, de l’arrivée du printemps aux gens qui font du vélo en passant par les bébés naissants et la barbe à papa rose.

Les quatre spots présentés aux journalistes débutent sur une photo en noir et blanc où l’on peut entendre une musique macabre. «Depuis que les gauchistes radicaux ont pris possession de notre société, le Canada est en danger, raconte un narrateur dont la voix semble appartenir à Lucifer, le prince des ténèbres éternelles. Le soleil du printemps, par exemple, cause des brûlures à ceux qui n’ont pas les moyens de se payer de la crème FPS 30; est-ce vraiment le pays que nous voulons léguer à nos enfants?»

Tous les clips contiennent des photos désavantageuses des chefs des partis de l’opposition traitées avec un filtre fushia ou verdâtre dans Photoshop. Ils se terminent aussi tous avec des éclairs et de gros nuages noirs tout droit sortis du Mordor, royaume de Sauron, flottant au-dessus d’une carte du Canada sur laquelle les villes sont remplacées par des symboles radioactifs, des faux et des marteaux communistes, ainsi que des squelettes comme on en retrouvait sur les bateaux de pirates au 16e siècle.

Le clip sur la barbe à papa rose est particulièrement agressif. «L’an dernier, plus de onze mille familles canadiennes ont été forcées d’acheter de la barbe à papa rose sous la pression du lobby de la pâte filamenteuse digeste, qui est noyauté par les anarcho-communistes révolutionnaires. Vous avez le choix: un gouvernement conservateur qui s’occupe de l’économie, ou une nation droguée à la barbe à papa rose de fabrication syndicale.»

L’éminent stratège et intellectuel conservateur Jacques Gourde, très respecté pour son esprit critique et son indépendance d’esprit, a affirmé au Navet que ces pubs ne visaient qu’à informer les Canadiens sur les dangers qui les guettent. “La seule fois que j’ai essayé de faire du vélo, ça n’a pas pris deux mètres avant que je me casse la gueule, a-t-il confié. Je crois que les Canadiens méritent de connaître la vérité.”

 


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