Métro

Ligne bleue : les citoyens de l’Est «impatients» d’être pognés 41 minutes dans un wagon en panne

20 septembre 2013
lignebleue

À la suite de l’annonce du prolongement de la ligne bleue jusqu’à Anjou, des milliers de citoyens de l’Est de Montréal ont exprimé leur joie ce matin à l’idée de rester pognés 41 minutes dans un wagon en panne une fois par semaine à cause d’un bris informatique ou du travail des ambulanciers, indiquant que cet ajout à leur qualité de vie les fera se sentir comme «des Montréalais à part entière».

«Ça fait 30 ans que j’habite l’île, et je me suis toujours senti exclu de cette grande confrérie des usagers du métro qui doit quotidiennement se battre contre les pannes et les ralentissements de service pour arriver à l’heure au bureau, a dit l’un d’eux. Ceux qui habitent près des lignes m’ont toujours regardé de haut, mais désormais, je pourrai sacrer contre la STM et leur métro de marde en même temps que les gens du Plateau ou d’Hochelaga. Il était temps!»

Les citoyens de l’Est ont dit avoir particulièrement hâte de devoir marcher deux kilomètres dans un tunnel lugubre à cause d’une porte coincée, et plusieurs sont aussi excités à l’idée de mourir de froid sur le trottoir par un matin de février en attendant un service de navette inexistant.

«Pour ma part, je suis énervé à l’idée d’arriver en retard à la job parce que les six premiers métros qui arrivent à ma station sont pleins à rabord, a confirmé un citoyen. On m’a dit que c’était une expérience unique et typiquement montréalaise. J’ai envie de me sentir chez moi ici!»

Au moment de mettre en ligne, Richard Bergeron promettait de prolonger la ligne bleue jusque dans le sous-sol de chaque Montréalais.


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