Faits divers

La SQ ébranle les fondations du crime organisé en saisissant 50 plants de marijuana à Dunham

6 septembre 2013
marijuana

C’est peut-être le début de la fin du crime organisé québécois tel qu’on le connait : la Sûreté du Québec a annoncé cet avant-midi avoir effectué un coup de filet «historique» et «dévastateur» en mettant la main sur plus de cinquante plants de marijuana sur une terre agricole de Dunham, une saisie qui pourrait annihiler les différents empires mafieux de la province, selon les policiers.

«Ils auront de la difficulté à se remettre de ce coup fumant, a expliqué un porte-parole, non sans une touche de fierté dans la voix. La mafia, les motards, les gangs de rue et les triades asiatiques savent maintenant qu’il y a un nouveau shérif en ville. S’ils veulent survivre, il n’ont qu’à aller vendre leur maudite drogue sale ailleurs.»

La quantité impressionnante de drogue confisquée sur place – plusieurs centaines de grammes – laisse croire aux autorités qu’il s’agissait d’un repère «de la plus haute importance» pour les trafiquants.

«C’est pour ce genre de journées que je me lève le matin, a commenté un lieutenant-inspecteur en observant fièrement les centaines de grammes de cannabis interceptés. La société québécoise est unanime pour dire qu’elle ne tolère pas la présence de marijuana sur son territoire, et je suis fier d’être le bras armé de cette conviction morale. Pour emprunter le vocabulaire des ados, “Icitte, du weed, on en veut pas, k”.»

L’opération policière a coûté «environ 4 millions» aux contribuables, a précisé le constable. «Ce n’est pas cher payé par rapport à tout le drame social que représente un joint de pot», s’est-il aussitôt justifié.

Au moment de mettre en ligne, un juge de la Cour supérieure libérait de prison tous les Hells Angels parce que la Couronne n’avait pas assez d’argent pour mener à terme plusieurs procès de meurtres prémédités dans un délai raisonnable.


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