Féminisme

Égalité entre les sexes: l’ajout du suffixe «-e» à un mot permet au féminisme d’achever son oeuvre

28 août 2013
feminisme
Crédit image : Octavian Blenchea

L’ajout dans un communiqué de presse du suffixe «-e» à la suite du mot «employé» a permis ce matin au mouvement féministe d’achever son oeuvre et d’atteindre une véritable égalité des sexes au Québec, selon plusieurs linguistes interrogés par Le Navet.

La victoire historique et définitive est survenue à la deuxième ligne du premier paragraphe d’un communiqué sur des négociations de convention collective au sein d’une entreprise. «Nos employé-e-s sont solidaires», peut-on lire sur ce bout de phrase mettant un terme final à des millénaires de culture machiste et mysogine et libérant enfin les femmes du monde entier du joug masculiniste.

Les spécialistes se sont aussitôt réjouit de cette percée majeure dans la marche vers l’égalité. «L’ajout de ce suffixe permet vraiment au mouvement féministe de frapper un grand coup, a expliqué une spécialiste. Après des décennies de luttes stériles et inutiles sur l’avortement, l’équité salariale, le droit de vote et la liberté sexuelle, il fait bon de voir que les femmes ont enfin remporté la bataille majeure que représente la féminisation des textes.»

Au moment de mettre en ligne, une querelle interne déchirait le mouvement féministe, après que quelqu’un ait argumenté qu’un suffixe «-e» équivalait à la politique ségrégationniste américaine «séparés mais égaux» et qu’il faudrait plutôt favoriser l’utilisation épicène «E» dans «employéEs» afin de compenser pour des siècles d’inégalité.