Société

Le crucifix de l’Assemblée nationale «insulté» d’être décrit comme un patrimoine historique

23 août 2013
crucifix
Crédit image : Octavian Blenchea

Apprenant avec effroi que le gouvernement québécois le considère comme un simple objet du patrimoine historique, le crucifix de l’Assemblée nationale a convoqué une conférence de presse cet après-midi pour rappeler qu’il est «sans aucun doute» un objet religieux représentant le Fils de Dieu vénéré par les catholiques.

Visiblement outré, l’objet a rappelé qu’il représentait un ensemble de croyances et de dogmes catholiques qui n’avaient strictement rien à voir avec l’histoire québécoise. «Je représente un Juif de Galilée qui parlait l’araméen et qui a été condamné à mort il y a deux mille ans par l’Empire romain, a-t-il expliqué. À part pour des raisons religieuses, pouvez-vous m’expliquer pourquoi le Québec pourrait vouloir m’accrocher dans l’enceinte de sa démocratie?»

«Come on là, je suis mort sur la croix pour vous, pauvres pécheurs, et vous me remerciez en me classant dans la même catégorie que les rues en pierre du Vieux-Port! s’est-il ensuite emporté. Câlice! Écoutez, je ne vais pas le répéter cent fois : je suis définitivement un objet religieux qui symbolise la religion à laquelle s’identifie une pluralité de Québécois. Ceux qui disent autre chose se mettent la tête dans le sable.»

Au moment de mettre en ligne, la croix du Mont-Royal publiait un communiqué de presse pour joindre ses doléances à celles du crucifix. «Si une croix de vingt-cinq pieds illuminée qu’on voit à des kilomètres n’est pas considérée comme un objet de culte, je ne sais pas ce qui le sera», s’est-elle indigné.


Inscrivez-vous!