Libre de marcher

L’Institut économique de Montréal propose de privatiser le métro

29 juillet 2013
metro

Afin de résoudre les divers problèmes auxquels fait face le système de transport en commun de la métropole, l’Institut économique de Montréal (IEDM) propose dans une note de recherche publiée aujourd’hui de construire un métro géré entièrement par le secteur privé.

«Étant donné que le régime de quasi-gratuité des transports en commun est artificiellement maintenu en place par les subventions gouvernementales, aucun incitatif n’existe pour limiter les déplacements abusifs», indique le chercheur de l’IEDM, qui déplore que certaines personnes prennent le métro pour seulement «une ou deux stations», parfois même à moitié prix parce qu’ils sont étudiants.

«Ces comportements qui engorgent le système public cesseraient de se produire si le prix des billets était déterminé par le marché plutôt que fixé par des bureaucrates qui veulent tout contrôler, ajoute l’économiste. La privatisation est vraiment la seule façon de mettre fins aux abus.»

Le chercheur estime que l’actuelle crise des transports publics s’explique aussi par le manque de conducteurs et de changeurs du métro, eux qui choisissent souvent de s’exiler aux États-Unis dès leur sortie des universités québécoises pour profiter d’une meilleure rémunération. «Si les conducteurs québécois pouvaient pratiquer dans le secteur privé en parallèle à leur emploi dans le public, nous pourrions retenir nos cerveaux et réduire les files d’attentes interminables au guichet de l’île Ste-Hélène après un festival, par exemple.»

«Bien entendu, pour permettre au secteur privé de prendre en charge le système de transport en commun, il faudrait lui accorder de généreuses subventions gouvernementales, sans quoi le métro pourrait très bien être déménagé à Toronto ou Calgary», a prévenu le chercheur.

Au moment de mettre en ligne, l’IEDM publiait une autre note de recherche concluant que les études de l’IEDM gagneraient à être confiées à une entreprise sous-traitante qui embauche des stagiaires non-rémunérés.


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