1838-1839

Le bébé royal scandalisé d’apprendre ce que ses soldats ont fait subir aux patriotes du Bas-Canada

23 juillet 2013

Mis au fait des nombreuses exactions commises par l’armée qu’il dirigera un jour, le bébé royal a exprimé ce matin un profond malaise quant au sort réservé aux patriotes du Bas-Canada en 1838-1839, offrant ses «sincères excuses» au peuple québécois.

«Attends, qu’est-ce que tu viens de me dire là? a dit, incrédule, l’héritier du trône lorsque mis au fait de la pendaison de nombreux rebelles républicains à la prison du Pied-du-Courant à la suite de la révolte avortée survenue il y a plus d’un siècle et demi. Vous les avez pendus?! Ben voyons donc, ça se fait pas, des affaires de même! Franchement!»

«Amis du Québec, sachez que je suis aussi scandalisé que vous», a ajouté le nouveau-né avant de se mettre à pleurer pour exiger le sein de sa mère.

Par ailleurs, celui qui sera un jour maître d’un royaume sur lequel le soleil ne se couche jamais a aussi secoué la tête en soupirant profondément lorsque son père lui a expliqué que ses ancêtres pratiquaient l’esclavage à grande échelle. «Je suis vraiment désappointé, a-t-il affirmé en regardant ses parents d’un air rempli de reproches et en têtant ses orteils. Vous ne me rendez pas la vie facile, mettons.»

Son Altesse royale a aussi émis de profondes réserves quant à la présence de troupes anglaises en Afghanistan, affirmant que cette mission lui apparaissait «insensée». «C’est quoi notre objectif là-bas, au juste? s’est-il questionné en tapant dans ses mains de façon saccadée. Parce que j’ai beau réflechir, je ne vois pas comment nous pourrions gagner une guerre contre un ennemi invisible qui jouit de l’appui de la moitié de la population locale.»

Au moment de mettre sous presse, le poupon piquait une sainte colère en apprenant les détails du Samedi de la matraque.