Grands penseurs

Le roi de l’Arabie saoudite se dit «remué» par les critiques des internautes envers l’islam

22 juillet 2013

Le roi de l’Arabie saoudite Abdallah Al-Soud a informé ses sujets cet après-midi qu’il était «profondément remué» par les critiques de certains internautes envers l’application stricte de l’islam dans son royaume, indiquant que l’opinion de ces penseurs occidentaux lui faisait «remettre en question le bien-fondé des traits culturels» du pays.

«Je lisais ça hier en revenant de la job, et quand des citoyens d’un pays à 5000 kilomètres d’ici avec lesquels je ne partage aucune valeur nous traite de “barbus avec des traditions toutes droit sorties du Moyen-Âge”, ça me touche droit au coeur, a commenté le Gardien des Saintes mosquées. Je me sens cheap, parce qu’ils ont quand même un peu raison, à quelque part.»

Sa Majesté Abdallah, un homme plusieurs fois milliardaire qui règne sur ce qui est peut-être le royaume le plus puissante du monde arabe et qui a droit de vie ou de mort sur l’ensemble de ses sujets, a aussi admis que ces critiques venues du Québec lui font remettre en question le bien-fondé de la ségrégation sexuelle pratiquée dans son pays.

«Les nombreuses signatures de pétitions sur Avaaz m’ébranlent jusqu’au plus profond de mon âme, a soupiré celui qui est considéré par Forbes comme la troisième personne la plus influente du monde. J’ai 88 ans et, pour la première fois, je me demande honnêtement si les femmes ne sont pas, au fond, égales aux hommes.»

Au moment de mettre en ligne, la tête couronnée envisageait de changer la devise de son pays – Il n’y a de dieu qu’Allah et Mohamet est son prophète – pour quelque chose de plus moderne et d’inclusif. «Je pensais à de quoi comme Équité salariale, mariage homosexuel et respect du droit des minorités», a-t-il dit.


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