Beurre de peanuts

Après avoir échappé ses toasts du côté de la confiture, le lieutenant-gouverneur abolit la Loi de Murphy

21 juillet 2013

Le lieutenant-gouverneur du Québec a convoqué une conférence de presse impromptue ce dimanche pour annoncer qu’après avoir échappé ses toasts du côté de la confiture «une fois de trop», il avait décidé d’abolir définitivement l’application de la Loi de Murphy dans la province.

«À chaque fois – et je dis bien à chaque fois – que mes rôties tombent de l’assiette, elles atterrissent sur le bord de la garniture, s’est plaint le représentant de la reine d’Angleterre. Ça cochonne mon plancher et ça m’oblige à me refaire une nouvelle batch de pain grillé. Ça suffit!»

La Loi de Murphy, adoptée à l’époque de Maurice Duplessis, oblige les Québécois à vivre la pire version possible de n’importe quelle situation désagréable. C’est en raison de cette législation qu’un téléphone intelligent échappé en pleine rue tombe systématiquement sur une grosse roche et fracasse son écran, que le métro tombe toujours en panne quand tous les usagers ont un rendez-vous important et que Denis Coderre a de bonnes chances d’être le prochain maire de Montréal, selon des spécialistes.

Par ailleurs, le geste unilatéral du lieutenant-gouverneur a suscité de nombreuses interrogations chez les observateurs. «Ça pose problème, car il a agi sans le consentement de l’Assemblée nationale, a analysé un politologue. On peut certainement s’attendre à une contestation vigoureuse de la part de Murphy devant la Cour suprême ou le Conseil privé de Londres.»

Une accusation balayée du revers de la main par le lieutenant-gouverneur. «J’aurais voulu le faire à un autre moment, mais justement, l’épisode des toasts est arrivé au moment où l’Assemblée nationale ne siège pas», s’est-il défendu.

Au moment de mettre en ligne, Murphy ne pouvait pas répondre aux questions du Navet parce que son cellulaire manquait de batterie au moment où il en avait le plus besoin.


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