Interculturalisme

«Dans un pays étranger, on s’adapte aux coutumes locales», dit une femme de retour d’un tout inclus à Cuba

10 juillet 2013

De retour de Cuba où elle s’est saoulée pendant deux semaines en baragouinant des insignifiances dans un anglais approximatif, une femme qui a suivi avec grand intérêt les débats sur les accommodements raisonnables a indiqué au Navet qu’à son avis, ceux qui arrivent dans un pays étranger doivent «s’adapter aux coutumes locales».

«Je ne comprends pas comment des immigrants font pour débarquer au Québec et agir comme s’ils étaient encore à Kaboul ou Vladivostok, a dit celle qui a passé ses vacances à demander plus de rhum dans ses margaritas aux descendants de révolutionnaires communistes. Il me semble qu’à Rome, on fait comme les Romains, non?»

«Moi, si je vais dans un autre pays, je m’adapte», a ajouté la femme qui ne parle pas un mot d’espagnol sauf «yo no soy marinero, soy capitan, soy capitan» et qui a passé quatorze jours à se réjouir du fait que ses dollars canadiens lui permettaient d’acheter «pas mal plus d’alcool et de cigares» qu’au Québec.

Celle qui n’est jamais sortie du périmètre de la clôture de son resort à Santa Maria s’est particulièrement insurgée de constater que des juifs orthodoxes se promènent dans leur costume traditionnel dans les rues de Montréal et s’entêtent à rester dans le même quartier d’une génération à l’autre.

«On dirait qu’ils ne veulent tout simplement pas s’intégrer, qu’ils sont ici juste pour abuser de notre générosité, s’est indignée celle qui, a-t-on appris, passe six mois par année en Floride dans un parc immobilier réservé exclusivement aux Québécois francophones. En plus, ils parlent même pas français! Apprendre la langue locale, il me semble que c’est la moindre des choses.»

Au moment de mettre en ligne, la dame se réjouissait d’apprendre que son frère émigré au Qatar pour son emploi était parvenu à réunir assez de compatriotes pour former une équipe de hockey sur glace à Doha.


Inscrivez-vous!