Crise des feux de forêt

Marois négociera avec l’Association des feux de forêt du Québec

8 juillet 2013
forestfire

Après s’être fait accuser de ne pas prendre au sérieux la crise des feux de forêt, la première ministre Pauline Marois a annoncé cet après-midi qu’elle acceptait de négocier «de bonne foi» avec l’Association des feux de forêt du Québec (AFFQ), très active actuellement, dans le cadre d’une rencontre qui se tiendra à la Baie-James cette semaine.

«Contrairement au gouvernement précédent, nous sommes prêts à prendre nos responsabilités et à trouver un compromis entre le besoin de l’Association de tout détruire sur son passage et celui de mes concitoyens de respirer un air pur, a affirmé Mme Marois. Nous croyons être capables d’en arriver à une entente négociée qui mettra un terme définitif à la crise.»

La première ministre a précisé sa stratégie. «Je serais prête à leur laisser ravager une partie de la Gaspésie s’ils laissent le Grand Nord tranquille, a-t-elle dit. Aussi, s’ils engagent à arrêter d’attaquer les infrastructures d’Hydro-Québec et à ne pas causer d’interruption de service du métro de Montréal pendant quelques jours, je suis d’accord pour donner un mot d’ordre aux pompiers forestiers d’y aller mollo avec les boyaux d’arrosage.»

Mme Marois a toutefois refusé de confirmer qu’elle négocierait avec la branche plus militante des feux de forêt, soit la Coalition large des arbres, séquoias et sapins embrasés (CLASSE), que plusieurs soupçonnent d’être à l’origine de méfaits envers des roches isolées.

Au moment de mettre en ligne, un communiqué émis par le bureau de la première ministre laissait entendre que si les négociations devaient échouer avec les représentants de l’Association, une loi spéciale pourrait forcer la pluie à faire des heures supplémentaires. «On aime toujours mieux négocier, mais ma patience à des limites», peut-on lire.


Inscrivez-vous!