S'éloigner pour mieux comprendre

Déchirée par la crise sociale, l’Égypte «impatiente» de connaitre l’opinion de Richard Martineau

5 juillet 2013
martineau

Tandis que de violents affrontements font rage entre partisans et opposants du régime de Mohamed Morsi dans les rues du Caire, l’Égypte s’entend au moins sur une chose : la nation toute entière attend «avec grande impatience» l’analyse sociologique du conflit par le chroniqueur québécois Richard Martineau.

C’est du moins ce qu’ont confié au Navet plusieurs citoyens d’allégeances diverses qui ont pris la peine de faire une trêve dans leurs affrontements meurtriers pour envoyer un message clair au chroniqueur-vedette.

«Avec tout ce qui s’est dit au sujet de notre deuxième révolution ces derniers jours, je ne peux croire que M. Martineau n’a pas encore donné son point de vue sur ce que certains nomment un coup d’État militaire alors que d’autres parlent de soulèvement du peuple, ou encore sur les attaques islamistes contre des postes de police au Sinaï, a dit un homme visiblement abasourdi. Au nom d’Allah, qu’est-ce qu’il attend?»

«Non mais sérieux, qu’est-ce qu’on est supposé faire, nous autres, si aucun chroniqueur occidental n’est là pour nous expliquer les fondements de la crise qui déchire notre pays depuis deux ans? a-t-il poursuivi. On se sent carrément abandonné, et ce, au moment où nous en avons le plus besoin, où nous cherchons nos repères! C’est frustrant.»

Plusieurs citoyens du pays des pharaons croient à l’inverse que le célèbre chroniqueur saura «sans aucun doute» proposer bientôt une solution de 250 mots «pleine de gros bon sens» qui mènera à une résolution rapide, pacifique et définitive du conflit.

«Avec un peu de chance, il soulignera les étapes à suivre en les écrivant en majuscule dans sa chronique, s’est réjouie une femme au regard rempli d’espoir. Vraiment, ce dont nous avons véritablement besoin en ce moment, c’est de l’opinion éclairée d’un sage qui ne parle pas un mot d’arabe et qui n’a jamais mis les pieds chez nous. Sans ça, je crains le pire pour notre nation.»

Au moment de mettre en ligne, les Égyptiens se disaient «rassurés» d’apprendre qu’un billet de blogue d’une longueur totale de 42 mots était actuellement en préparation par M. Martineau.


Inscrivez-vous!