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Pauline Marois déclare l’indépendance du Québec par décret ministériel

24 juin 2013
marois

Afin de célébrer dignement la Fête nationale, la première ministre Pauline Marois a unilatéralement déclaré l’indépendance du Québec en adoptant un décret ministériel publié dans la Gazette officielle du Québec tard dans la nuit du 23 au 24 juin, mettant ainsi fin à une lutte épique d’émancipation nationale entamée il y a des centaines d’années par les francophones d’Amérique du Nord, a appris Le Navet.

«Comme il est évident que le PQ est trop mou pour organiser un troisième référendum dans un avenir prévisible, j’ai décidé de déclarer moi-même l’indépendance de notre nation vis-à-vis de l’oppresseur canadien par le biais d’un décret ministériel adopté à 2:41 du matin, a expliqué Mme Marois. Ta-dam!»

Le premier ministre canadien Stephen Harper s’est empressé de reconnaître la légitimité du geste de Mme Marois et de la féliciter pour sa réussite. «Honestly, it was about fuckin time», a-t-il affirmé tandis qu’il se rendait à la résidence du gouverneur général pour lui signifier la partition définitive et irrévocable du pays.

Mis au fait de la nouvelle, le ministre des Finances Jim Flaherty a rapidement envoyé un mandat postal pour redonner au Québec les centaines de milliards de dollars volés par Ottawa depuis les débuts de la Confédération, en plus d’annuler toute la partie de la dette fédérale associée au Québec. «Ça devrait arriver d’ici quelques jours», a assuré le ministre.

Le ministre québécois du Conseil du trésor, Stéphane Bédard, a quant à lui annoncé que l’argent récupéré servira à la construction de 54 hôpitaux, 186 polyvalentes, 23 autoroutes, 5 universités et une base de lancement pour des navettes spatiales. «Ah oui, on a aussi remboursé toute notre dette, s’est-il réjoui. Quelqu’un devrait avertir Nathalie Elgraby et Éric Duhaime, parce qu’ils devront chercher en esti pour trouver le sujet de leur prochaine chronique. Je dis ça de même.»

Au moment de mettre en ligne, Francois Legault n’était pas sûr s’il était d’accord ou pas avec le geste de la première ministre. «On verra», a-t-il dit.


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